dimanche 15 avril 2012

J'aime mon pays et je ne voterai pas Sarkozy.



J’aime mon pays.
Pour des milliers de raisons.
Je l’aime pour sa diversité. Je l’aime parce qu’il m’a permis d’aller à l’école gratuitement – ou presque. Je l’aime parce que quand je suis malade, on me demande d’abord comment je vais avant de me demander ma carte bleue. Je l’aime parce que personne ne m’a jamais forcé à penser d’une façon ou d’une autre. Je l’aime parce qu’en tant que femme j’ai la possibilité de devenir mère de famille si ça me chante, à l’âge que je veux et dans les conditions que je veux. Je peux aussi m’envisager PDG d’une entreprise. Je peux aussi porter des jupes et tromper mon mari sans que personne ne me mette en prison. J’aime mon pays parce que je peux acheter des journaux qui critiquent Dieu, l’ordre établi, le pouvoir en place, le reste du monde, sans que personne n’y trouve rien à redire. Je l’aime pour la bière, le fromage et le saucisson. Je l’aime parce que je peux faire de longues études. Je l’aime parce que je peux aller voir des expos, aller au théâtre, au cinéma, lire des livres, voir des choses variées. Je l’aime parce que quand je dis que je suis française on me regarde avec envie et admiration. Je l’aime pour son histoire riche. Je l’aime pour ses monuments et ses musées. Pour sa culture. Sa démocratie qui n’est pas toujours parfaite certes. Pour Paris qui est magnifique. Pour Lille qui est merveilleuse. Pour la Bretagne qui est naturelle. Pour ses grandes plages du nord. Pour ses accents moches. Pour toutes les possibilités qu’il m’offre. Pour sa côte Atlantique qui me laisse rêveuse. Pour sa créativité. Pour sa carte vitale. Pour sa facilité à rejoindre les autres pays du monde. Pour sa nature si belle. Pour ses plages. (…)



Et ce serait à peine exagéré que de dire que Sarkozy a tout gâché. Lui et ses politiques de haine, lui qui flirte du côté de l’extrême droite. Ce n’est pas tant une question de politique que de style. Un style bling-bling agité, le mot de trop, le sourire condescendant, l’allure méprisante. Je suis jeune et Sarkozy est le premier président que je n’ai pas élu, mais il me semblait quand même que ses prédécesseurs, de gauche, de droite, ou du centre, avaient une certaine classe, une certaine hauteur, de la personnalité, de l’esprit. Lui il a tout gâché. Je n’aime pas me dire qu’on l’a élu, qu’il représente la France. Des millions de français sont déçus du sarkozysme, j’ai envie de dire que c’était prévisible, il y a 5 ans du haut de mes 18 ans et de mon enthousiasme pour Ségo2007, je savais que cet homme ferait beaucoup de mal au pays.

Et maintenant, on se retrouve là. A une semaine du 1er tour. On a le choix entre ce petit home agité pour lequel je me suis toujours refusée de voter, et François Hollande qui même avec son super-régime n’arrive pas à me convaincre tout à fait.
Puis il y a tous les petits candidats, Bayrou que j’ai toujours trouvé grotesque, Mélenchon que je n’aime que depuis 3 mois, depuis qu’il ramasse les voix de Marine, Eva Joly qui ne me tente pas plus que ça. Les autres candidats ne m’intéressent pas.



Alors que fait-on ? On fait comme tous les français. On vote par dépit, en éliminant les candidats au fur et à mesure, parce que ne pas voter est pour moi inconcevable et que le vote blanc n’est pas pris en compte – et c’est bien dommage.

A défaut de vous dire pourquoi je voterais François, je vais vous dire pourquoi je ne voterais pas Sarkozy.



« Le sixième président de la Vème République est un homo novus au sens latin du terme : dans la rome antique c’était celui qui venait de la province, était noble depuis peu et qui, tout en aspirant à de hautes charges, n’avait pas la formation requise. (…) Nicolas Sarkozy, lui n’est pas de souche française (…) et il n’a pas dans sa jeunesse, passé le concours de l’ENA. C’est un outsider et, comme tous les outsiders, il a des ambitions démesurées. (…) En parlant de racaille pour décrire les comportements déviants dans les banlieues, il a contribué à déclencher les vingt-cinq terribles nuits de violence de novembre 2005. Ces mots, répétés ces derniers jours, soulèvent l’inquiétude. Le risque c’est de faire naître l’incendie, pour se présenter ensuite comme le pompier – un risque aggravé par l’influence que Sarkozy exerce sur les médias par le biais de nombreux patrons de pression et de télévision qui font partie de ses proches. » Barbara Spinelli La Stampa.

Discours de Dakar 2007 : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».
Décembre 2007 : Kadhafi plante sa tente à Paris et signe des contrats pour 10 milliards d’euros.
Décembre 2007 : « Dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur. »



Février 2008 : Sarkozy propose que «  tous les enfants de CM2 se voit confier la mémoire de l’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».

« D’un point de vue économique et financier, les seuls à avoir profité de la politique de sarkozy sont les plus riches, qui ont vu leurs impôts diminuer, et les grandes entreprises des secteurs bancaires et automobile, qu’il aide à coups de milliards à traverser la crise. Les manifestations de janvier 2009 étaient les plus importantes en France depuis des années. Toutefois, les revendications des manifestants qui sont parvenus à pousser Sarkozy dans ses retranchements, vont bien au-delà de la présente crise. Les Français remettent profondément en cause la politique économique et sociale de leur président. » Dorothea Hahn. Die Tageszeitung.



« De tous les présidents qu’a eus la France, Nicolas Sarkozy est le plus franchement américanophile. Il est ce que les français appellent un libéral. Son élection fut une victoire de la déréglementation et des principes favorisant l’économie de marché à l’américaine – ou pour utiliser le qualificatif qu’apprécie tant sarkozy, à l’anglo-saxonne. Or, depuis le début de la crise financière, il cherche à se démarquer des décideurs américains et britanniques, qui sont pourtant ses alter ego idéologiques. D’emblée, avec raison, il a rendu les Etats Unis responsables de l’effondrement économique planétaire, rappelant à qui voulait l’entendre que « la crise n’a pas commencé en Europe : elle a commencé aux Etats Unis. (…) Au vu du cabotinage de Sarkozy, on pourrait croire qu’il a connu une subite conversion philosophique. Il n’en est rien. (…) Sarkozy mène une politique de baisse d’impôts modér&e et s’attelle progressivement  - mais sûrement – à la réduction du nombre de fonctionnaires et au démentélement de la protection du travail et des 35 heures hebdomadaires. Et, tandis que le gouvernement Obama prône aux Etats Unis un gigantesque programme de dépenses publique, Sarkozy campe sur ses positions en matière de relance, ainsi que sur son programme de réduction du rôle de l’Etat. (…) Ses véritables adversaires politiques sont les socialistes français et les syndicats, mais il a choisi pour cible de sa colère affichée les méchants financiers de la planète. Ainsi, alors même qu’il s’efforce de libéraliser son pays, il peut se permettre de taper sur les banques anglo saxonnes et de faire croire à ses électeurs qu’ils peuvent compter sur lui pour être aussi furieux qu’ils le sont. » Mark Gimein. Slate.



Octobre 2010 : Jean Sarkozy est candidat au poste de dirigeant de l’EPAD.
Novembre 2010 : Le gouvernement lance un grand débat sur l’identité nationale.
Régionales de mars 2010 : la gauche dirige 21 des 22 régions françaises.
Juin 2010 : Brice Hortefeux est condamné pour injure raciale. En 2009 alors ministre de l’Intérieur : « Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».
Juin 2010 : L’affaire Woerth – Bettencourt éclate.
Juillet 2010 : discours de Grenoble. Il évoque la possibilité de déchoir de la nationalité française toute personne qui agresserait un représentant des forces de l’ordre.
Eté 2010 : été des charters de Roms.



« L’été qui s’achève en France a été meurtrier pour le « vivre ensemble ». Le virage ultra sécuritaire de Sarkozy avec la promesse de déchoir de la nationalité certains délinquants et la reconduction des Roms aux frontières a plongé le pays dans un climat délétère. La surenchère ajoute chaque jour à la gêne. (…) L’Elysée joue les apprentis sorciers. Les résultats escomptés de sa politique sont plus qu’aléatoires. La déchéance de la nationalité est jugée inapplicable et inconstitutionnelle par bien des juristes. Et, si Nicolas Sarkozy pense en finir avec les camps illégaux e Roms, en l’état actuel du droit rien ne les empêchera de revenir une fois expulsés. » Virage ultrasécuritaire. Joëlle Meskens. Le soir.

Septembre 2010 : manifestations contre la réforme des retraites. « Dans les manifestations de ces jours derniers, nombre de banderoles, pancartes et slogans s’en prenaient à Sarkozy, comme s’il était la cible principale des protestations non seulement en tant que responsable de la réforme des retraites, mais aussi comme  ami des riches ». Bernard Valli. La Repubblica.
Octobre 2010 : Air Sarko one pour un coût de 180 milliards d’euros.



Février 2011 : le scandale de MAM et ses vacances en Tunisie. « Les dégats se révèlent considérables à l’extéireur de la France où la diplomatie de l’Elysée a perdu une grande part de sa crédibilité, mais aussi à l’intérieur ».  Jean Noël Cuénod. Tribune de Genève.
Avril 2011 : L’UMP organise un débat sur l’Islam rebaptisé « convention sur la laïcité ».

« L’annonce d’un tel débat conforme qu’une partie de la classe politique française privée d’arguments et à court d’analyses, n’a d’autres recours que jouer sur les peurs d’une opinion déboussolée par une crise multiforme. Les acrts de revenus et la réduction des budgets sociaux se traduisent par l’exclusion de larges catégroeis de français, en parrticulier les jeunes pour qui le chômage structurel est une réalité amère. Les fractures sociales se superposent à une fracture ethnoculturelle, les exclus se recrutant des les milieux issus de la diversité, enfants ou petits enfants d’immigrés. La tentation est grande d’entrtenir les diversions et de nourrir des fantasmes d’invasion et d’altération d’une identité française que l’on voudrait figer dans des stéréotypes mythiques. Au lieu de se réjouir du triomphe de la démocratie en Tunique, on agite le spectre d’une arrivée massive de Tunisiens en France, donnant ainsi à penser qu’on regrette la dictature de Ben Ali. (…) La perte de crédit international de la France a son origine dans cette régression continue du débat politique vers les abysses peu glorieux du populisme démagogique. » K.Selim, Le Quotidien d'Oran.


Tous les extraits d'articles sont issus du hors série de Courrier International, février - mars - avril 2012, France que deviens-tu ?, et tous les dessins sont de Mix&Remix, à l'exception de la caricature avec le Schtroumpf qui est de Plantu. 



12 commentaires:

  1. L'idée de faire un article politique me trotte dans la tête depuis un moment, mais tu as très bien résumé mes pensées!
    Je ne pense pas que ce soit exagéré de dire qu'il à tout gâché, car c'est la triste réalisté, il à tout gâché, pour ma part je n'irais pas voté par dépit, car je crois profondément en François Hollande, mais je suis bien la seule dans mon entourage, je sais que tout ceux que je connais voterons comme moi...par dépit, mais le plus important, n'est ce pas, c'est que nous arrivions à tourné la page de ces 5 dernières années qui furent terrible pour notre pays et pour notre démocratie...

    RépondreSupprimer
  2. Même sans être convaincus à 100%, allons voter, c'est important!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien entendu ! C'est l'évidence pour moi ;) !

      Supprimer
  3. Je suis tout à fait d'accord avec toi sur tous ces scandales honteux, tu en as oublié un qui est resté très discret : le décret permettant au parlementaires et attachés parlementaires de devenir avocat sans passer de concours, une honte !!! (Surement plus pour moi qui essaye justement de passer ce fameux concours)

    Bon sinon,
    je crois que tu as oublié pas mal de chose, tu critiques bcp Sarkozy, et c'est ton droit!
    Mais n'aurais tu pas oublié les scandales qui éclaboussent la gauche ???
    - Les détournements de fonds et trafics d'influences dans le Nord et les Bouches du Rhône ???
    - DSK, pas tant dans le fait qu'il soit un obsédé sexuel mais plutot en ce que ses copains socialistes étaient tout à fait au courant de ses dérives (ou viols, ou payer des prostituées avec de l'argent public ???)
    - un Hollande qui n'aime pas les riches et qui les définit comme gagnants + de 4000€, c'est vrai qu'à 4000€ ces gens là sont des privilégiés mais on oublie aussi que la plupart ne comptent pas leurs heures, qu'ils ont des responsabilités d'autant plus élévées, et que lorsque tout va mal, ils sont les premiers à sortir... Faudrait lui rappeler la réalité, tout le monde n'a pas la chance de toucher des indemnités parlementaires à 8000€ pour le simple fait de poser ses fesses sur les bancs dorés de l'hémicycle
    - Concernant la laicité, je ne vois qu'un seul probleme: celui de dénigrer une communauté entière certes! Mais il faudrait rappeler un petit cours d'histoire à toutes les personnes qui crient au scandale! Depuis Napoléon et la IIIe République (SFIO), les politiques se sont attachés à unir cette France, en imposant un Etat unitaire, en obligeant au service militaire, en cassant l'Eglise catholique, bref en imposant un modèle républicain! Alors pourquoi ces mêmes personnes, quelques décennies après, s'offusquent-elles des mesures prises pour éviter justement une recrudescence du communautarisme!

    Vraiment je ne comprends pas !
    Il est bon de se souvenir des erreurs des uns, effectivement, mais n'oublions pas celles des autres !

    Conclusion: j'irais voter pour le moins mauvais de tous, en mon âme et conscience ! Je pense que si l'on change, çà sera pour encore pire

    Amicalement

    Marie Julie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien entendu que la gauche a son lot de scandales aussi et ce n'est pas plus glorieux. Avoir un parti politique irréprochable semble relever du miracle (malheureusement) mais simplement la gauche n'a pas été au pouvoir au cours des 5 dernières années et encore une fois c'est plus une question de style, de façons de faire. Hollande est quelqu'un de plus simple, moins prétentieux, moins avide de pouvoir et de célébrité que ne l'est Sarkozy. Du moins c'est l'impression que j'en ai. Maintenant rassure toi je ne vote pas que sur des impressions, je vote à gauche aussi par conviction politique mais je n'avais pas envie de placer le débat là-dessus étant donné que souvent ce sont des débats sans fin ... ! Merci pour ta contribution en tout cas, c'est intéressant de voir le point de vue des autres ;) !

      Supprimer
    2. Tout d'abord, merci pour ton article, j'adore avoir la possibilité de débattre avec des personnes !

      Je suis allée voir il y a quelques années F Hollande à Science Po Lille (oui parce que même si je suppose que tu as remarqué que mon coeur ne battait pas à gauche: je m'informe tout de même) , il y faisait un débat sur (en gros) " comment gagner la présidentielle". Ce qui a été remarquant lors de cette réunion c'est l'engouement pour cette personne.
      Oui je reconnais qu'il a l'air plus sérieux, et plus simple que Sarkozy, en même temps il n'est pas difficile de paraître moins prétentieux que le bougre :p
      Mais tout de même, FH ne vient pas du petit peuple, je ne pense pas qu'il ait jamais vécu en dessous de 4000€/mois ...
      Il a son air à la Chirac du genre petit campagnard qui mange de la terrine de sanglier à l'apéro et termine son repas par une tarte aux pommes de Normandie :p
      Mais bon, soyons réaliste :
      nous pouvons toutes dire ce que DSK a fait (de bien), ce que Martine Aubry a fait (mon ancienne maire :p), ce que Ségo a fait (mais à part la présidentielle j'avoue que je sèche) et que l'on soit d'accord ou non avec ses actions, ce que Sarko a fait ! Bon pour lui c'était plus facile comme tu dis, il a passé + de 10 ans au gouvernement!!
      Mais soyons réaliste, qu'a fait FH ?? En 10 ans de secrétariat général du PS, en tant que député ???

      Bon de toute évidence, il doit bien y avoir qq chose ! J'espère ! Surtout s'il est notre futur président
      En espérant tout de même qu'il ne musellera pas trop l'opposition, ce qui, il faut le reconnaître n'a pas fait Sarko (ouverture du gouvernement à gauche, présidence de la Cour des Copmtes à un socialiste, ouverture des comptes de l'Elysée au contrôle de la Cour des Comptes, ce qui n'était pas le cas avant, ...)

      Amicalement
      MJ

      Supprimer
  4. J'ai aussi lu ce hors-série... et même si je n'avais que trop conscience des points de vue étrangers sur Sarkozy, ça fait mal de les voir rassembler tous ensemble. J'aurai aimé me tromper en 2007, le bilan est malheureusement à la hauteur de mes prédictions.
    Allez, le changement, c'est maintenant !
    @Moi-Je: je suis d'accord pour les exemples de corruption que tu cites, et c'est évident que le PS n'est pas sorti grandi de l'affaire DSK.
    Pour les riches, en prenant en compte le salaire médian français, une personne qui touche plus de 4000€ fait bien partie des privilégiés. Et dire que l'impôt doit être progressif ne signifie pas ne pas aimer les riches, simplement que le but de l'impôt est de redistribuer les richesses. Ce n'est pas "contre" les riches du tout !
    Enfin, il est pour moi terrible de voir mon ministre de l'intérieur tenir des propos racistes: c'est simple, j'ai honte. Je pense qu'en terme de scandales, il y a vraiment un-partout-la-balle au centre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis totalement d'accord avec toi sur le principe de l'impôt mais les politiques doivent tout de même faire attention à ne pas l'utiliser comme une arme !
      Selon moi (bon d'accord ce n'est pas une très bonne référence :p), les personnes qui ont la chance de gagner 4000€ sont souvent des travailleurs en fin de carrière, qui n'ont pas compter leurs heures de travail : "la haute middle class". Certes, il y a également les mecs de 30 ans sortant des écoles de commerce à 15.000€ l'année et intégrant les services financiers de la Sté Générale, mais je ne pense pas que se soit une majorité (enfin j'espère)
      Tout çà pour te dire, qu'il est sain dans une société de redistribuer les richesses. D'ailleurs, je suis persuadée qu'en théorie, le système social français est tout à fait exceptionnel. Cependant, crise oblige, nous avons été touché par le chômage, la stagnation de la croissance, la montée des prix, tout le monde est concerné... Il arrive un moment où la redistribution des richesses doit se faire proportionnellement à toutes ses circonstances, on ne peut pas taxer plus certaines personnes et donner plus à d'autres ! Non ! On ne peut pas sponsoriser l'oisiveté des gens ! Que l'on utilise cet argent non pas pour augmenter les alloc', le RSA, les familles nombreuses, mais utilisons le pour insister les gens à travailler, investissons dans l'emploi : le travail crée la richesse ! et non l'inverse ...

      Supprimer
  5. C'est clair que cette année on a pas beaucoup de choix !

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour,
    Je viens participer un peu au débat en exposant mon point de vue assez différent du tien.
    Premièrement, te réfères-tu au thème de l’immigration quand tu parles de flirt avec l’extrême droite ? Car si c’est le cas, je ne pense pas que vouloir limiter voire stopper l’immigration est une mauvaise chose : au contraire, c’est malsain d’accueillir des gens dont on ne peut pas convenablement s’occuper, qu’on ne pourra pas intégrer à notre société. Sans oublier que plus on fait entrer de personnes sur le marché du travail, plus une pression à la baisse est exercée sur les salaires (simple mécanisme de l’offre et de la demande), ce qui est préjudiciable pour les gens – étrangers ou français – travaillant déjà en France.
    Autre petite rectification : Mélenchon ne ramasse pas les voix de Le Pen, mais a rassemblé celle d’extrême gauche et en pique (un peu) au PS : les électeurs d’extrême droite sont surtout attirés par l’aspect anti immigration du FN, chose que ne reprend pas du tout Mélenchon. En revanche c’est Sarkozy qui tente voire réussi à attirer les électeurs du FN.
    Je ne connais pas Barbara Spinelli La Stampa, mais je suis choquée par le côté « pas de souche française et n’a pas fait l’ENA ». Est-ce réellement un argument contre lui ? Seuls les insiders auraient le droit à avoir une ambition politique ? Quant aux nuits de violence déclenchées, ce n’est pas lui qui a brûlé des voitures à ce que je sache ? Il serait temps d’arrêter de donner des excuses à une jeunesse ultra violente, on peut montrer son désaccord dans le calme.
    Après je suis d’accord pour le côté libéral de Sarkozy, c’est la raison pour laquelle je ne vote pas pour lui. Mais Hollande m’est encore plus insupportable que Sarkozy dans la mesure où il veut nous faire oublier la rigueur (« Je veux donner du sens à la rigueur » dit-il) avec des réformes sociétales complètement superficielles qui n’empêcheront pas l’appauvrissement général de la plupart des français (mot « race » éliminé, mariage homosexuel, vote des étrangers).
    Sinon je ne comprends pas pourquoi beaucoup de personnes réagissent de manière outrée à l’évocation d’identité nationale et de laïcité. C’est important non ? On peut en parler, vous n’allez tout de même pas me dire que c’est raciste ? J’ai l’impression d’être très isolée dans ma façon de penser, mais pour moi c’est bien plus choquant de tomber lors d’une promenade dans Paris sur des rues barrées par des hommes (absolument aucune femme) qui prient tous les vendredis.
    Sinon je voulais faire un petit aparté sur le vote des étrangers. Je sais que je m’expose à de nombreuses critiques, mais suis-je la seule à penser qu’il est potentiellement extrêmement dangereux de laisser voter des gens qui n’ont pas forcément les mêmes valeurs que nous, notamment en ce qui concerne l’égalité homme-femme et la place de la religion dans la société ? Puis-je rappeler que pour les élections tunisiennes, une majorité de tunisiens résidant en France ou de franco-tunisiens ont voté pour les islamistes. Suis-je la seule à craindre qu’on m’insulte et m’agresse parce que je ne porte pas le voile, donc serais une fille non respectable ?
    Voilà, j’espère ne pas avoir été agressive dans la manière d’exposer mon propos, et merci de m’avoir lue.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Amplement d'accord avec toi, anonyme...le problème c'est qu'on n'ose même plus l'exprimer parce que nous nous faisons taxer de racistes ! Par contre ça ne marche que dans un sens...
      Je ne suis pas raciste, j'ai des amis juifs, musulmans, noirs et un gendre asiatique...
      Par contre je suis désabusée et pour la première fois de ma vie, je ne sais pas pour qui voter. Se montrer attiré par la culture juste avant les élections, faire des promesses, obtenir des résultats dans certains domaines juste avant les votes...non je ne crois plus à tout cela !

      Chacun d'entre nous dit du vrai dans ses réponses à ce billet, alors comment trouver une cohésion, un respect mutuel ?
      Je voterai, oui bien sûr, parce que c'est un droit (et en tant que femme c'est d'autant plus important) mais c'est aussi un devoir. Devoir, ce terme qui semble être passé dans les oubliettes au profit du "j'ai le droit" ...

      Supprimer
    2. Merci, ça fait du bien de moins se sentir seule ! C’est en effet catastrophique cet automatisme qui consiste à traiter les gens de racistes dès qu’on touche aux sujets tels que la nation, l’immigration, l’incompatibilité de valeurs entre deux cultures. Mais c’est une méthode complètement efficace : on se censure entre amis, famille, et on finit même par s’autocensurer en s’interdisant certaines réflexions, car mal vues par les médias, notre entourage, au point de devenir de véritables Candide (livre extrêmement d’actualité) des temps modernes.
      Cette campagne me déprime complètement, ça me navre de voir notre beau et grand pays dans cet état. Mais comme toi, je me refuse d’abandonner mon droit – et surtout devoir comme tu le dis si bien – de voter. Il est déjà tellement rare qu’on prenne notre avis en compte que ce serait idiot de faire le contraire.

      Supprimer