vendredi 17 février 2012

Parlons SEKSE.

Parce que le sekse fait vendre. Ouais c'est pas nouveau. 



Ce qui n'est pas nouveau aussi c'est qu'une nana qui se fait tringler par 3 mecs différents dans une soirée est une PUTE, tandis que le mec est un champion. Idem pour celui qui avouera s'être tapé 30 nanas et pour celle qui en dira autant. C'est un fait. Il faut changer les choses, on est d'accord et c'est nul, très très nul, archi nul. Mais ce n'est pas de ça que je veux parler. Les nanas qui se tapent 45 mecs ne me dérangent pas, elles font ce qu'elles veulent de leurs chattes. Moi ce qui me dérange c'est les nanas qui te racontent ce genre de trucs quand tu les connais depuis 10 minutes entre trois clopes et un verre de vodka. 
Soyons clairs, je suis la première à parler de sekse, chatte, poils, culs avec mes z'amis ou même avec des gens que je connais moins mais je refuse de me vanter de mes pratiques sexuelles, surtout auprès de gens que je ne connais pas. Sérieusement meuf, je m'en fous de savoir que tu t'es tapé 43 mecs + 0.5, 5 meufs dont des triplés. 
Le fait même de compter le nombre de partenaires sexuels que l'on a eu est quelque chose qui me dérange. Je crois que tout le monde le fait - ou du moins tente de le faire - un jour ou l'autre mais connaître le nombre exact à la minute près et le balancer à tout va c'est comme si on voulait établir un record, comme si au final le nombre de partenaires qu'on avait eu nous définissait. Dire "Je m'appelle MachinChose, j'ai 102 ans, j'aime les cookies, les chaussettes et Gossip Girl" est presque devenu aussi banal que de dire "Je m'appelle Trucmuche, j'ai 15 ans, j'aime les parcs, le printemps, je me suis tapée 32 mecs"
WTF ?!
Se définir par rapport à un compteur de partenaires sexuels est dans le fond un peu triste, comme si on voulait se prouver quelque chose, exister, un besoin d'impressionner les autres, qu'on parle de nous, qu'on nous regarde, qu'on soit choqué. 

Ceci est de la psychologie de bas étage on est d'accord mais j'avais envie de le dire. 
Ceci n'engage bien évidemment que mon humble personne et j'ai bien conscience qu'en écrivant cela je passe pour une vielle ringarde conservatrice (OMG achevez-moi). Que voulez-vous on ne se refait pas. Pour info, je n'aime pas non plus les nanas de 14 ans qui portent un sac à main et des talons hauts. Ca y'est vous pouvez me cracher dessus.

Et pour finir, du grand art.




mardi 14 février 2012

Les Biens Aimés.



Merci le festival Télérama (oui ceci est un vieil article pas publié en temps et en heure) pour repasser des films que je n’ai pas eu le temps/l’énergie/les sous d’aller voir cette année.
Christophe Honoré et moi, on entretient un lien un peu particulier depuis le premier film que j’ai vu de lui, les chansons d’amour, film un peu particulier qui correspond à une certaine période de ma vie. Bref, on s’en fout.


As-tu déjà aimé pour la beauté du geste ? 
Les Chansons d'Amour. (Putain Louis Garrel quoi.)


J’avais adoré les chansons d’amour, tant c’était beau, niais, attachant, tant ça parlait d’amour, tant les acteurs, le film tout était beau et juste. Je me souviens que cet été-là j’avais la BO dans mon mp3 et je l’écoutais en boucle. « Je n’aime que toi, que toi… », « Je suis beau, jeune et breton, je sens la pluie, l’océan et les crêpes au citron … ». Bref, depuis j’ai vu Dans Paris (qui est sorti avant je le sais), La Belle Personne, Non ma Fille tu n’iras pas danser. Et même si je n’ai pas toujours accroché comme pour les chansons d’amour, j’y ai toujours pris du plaisir. Ces films sont beaux, bourgeois. Ils me foutent le sourire à chaque fois. Quand les acteurs se mettent à chanter, je trouve ça à la fois tellement kitsch et tellement enthousiasmant. Jamais ça ne sonne faux, ça surprend au début, mais c’est ce qui fait la touche Christophe Honoré. Et je viens de relire ce que j’avais écrit pour « Non ma fille, tu n’iras pas danser » et je n’avais pas aimé. Je me souviens maintenant que celui-là ne m’avait pas plus, en grande partie à cause de Chiara Mastroiani, que je n’aime toujours pas d’ailleurs …



Le monsieur c'est Rasha Bukvic et perso je lui trouve un charme indescriptible.


BREF, les biens-aimés. De l’amour, de l’amour non partagé. Dans ce film, tout le monde aime quelqu’un et l’amour n’est jamais rendu comme l’on voudrait. J’ai beaucoup aimé le côté « historique », et cette fabuleuse scène d’ouverture avec tous les escarpins. Christophe Honoré s’en sort très bien dans le genre intergénérationnel … De 1960 à 2008, l’amour, les mœurs légères qui n’ont pas les mêmes conséquences. Tous les acteurs sont beaux et jouent bien dans ce film : Louis Garrel, Rasha Bukvic, Paul Schneider… Quant aux actrices, Ludivine Sagnier est magnifique, excellente en jeune insouciante parisienne des années 60. Catherine Deneuve qui joue bien certes mais bordel dites-lui d’arrêter les liftings ! Elle est figée, bouffie… Oui j’ai conscience que cette remarque est totalement inutile et superficielle. Puis Chiara Mastroiani qui est Chiara Mastroniani. Elle surjoue un peu, elle ne me convainc pas. Et Louis Garrel… qui est juste beau à en pleurer.
Bref, j’ai beaucoup aimé. A la fin j’ai même faillit en chialer.