vendredi 10 février 2012

Bôté.

Bonjour, ceci est un article futile. Et plus encore.

Parlons bien, parlons bôôôôté. 
Vernis et Nail Art. Le vernis c’est ma came. Ouais comme beaucoup de gens. Je les collectionne, j’agrandis la famille régulièrement. J’ai actuellement sur les ongles une manucure inspirée de ça, ce blog qui est incontestablement devenu ma bible en la matière. 

Et après on ose encore me demander pourquoi j'aime pshiiit.

Les "seules" (LOL) différences entre moi et la dame c’est que je n’ai pas un appareil photo aussi perfectionné (en gros je n’ai pas de Reflex), je ne maîtrise pas aussi bien Photoshop, je ne suis pas aussi douée de mes 10 doigts, je suis loin des 500 vernis (même si mes amis trouvent que j’en ai beaucoup trop), je n’ai pas le temps de changer de vernis tous les jours, parce que je ne sais pas comment elle fait mais moi pour avoir une manucure correcte entre la base, les deux (voire trois) couches et le top coat j’ai besoin d’une bonne heure devant moi pour appliquer mes vernis. 

BREF, la différence aussi c’est que je n’ai pas son budget, certes j’achète énormément de vernis mais mon gros max reste 5 euros par vernis, au-delà je trouve que c’est du vol. J’ai donc des marques de prédilection pour fille fauchée : Hema (oui oui le truc où on trouve de tout à 1 euro), H&M, Elf (même si la qualité laisse grandement à désirer), Claire's, Kiko … Il n’est pas né le jour où je mettrai 20 boules dans un vernis juste parce que sur le flacon il est écrit Dior ou Chanel. Et je crois que ma plus grande exaspération reste les vernis Sephora. Non sérieusement, 4.90 € pour du 5ml ? Près d’un euro la millilitre ? WTF ?! En plus, pour les avoir déjà testé je trouve que la tenue n’est pas top … Bien évidemment, j’ai quelques vernis craquage de slip du type American Apparel, qui même s’ils coûtent un bras ont le mérite de tenir longtemps et surtout un pot = 15ml.

Oh O.P.I, one day you'll be mine ... (Usher sort de ce corps.)


Sinon il y a les O.P.I et les Essie, je sais que je finirai par craquer tant j’en entends parler PARTOUT, TOUT LE TEMPS, ça va finir par m’obséder. Allons bon, à partir de 13.90 € pour les O.P.I (15 ml) et 9.50 € pour les Essie (13.5ml), je vais attendre les prochaines soldes pour craquer … Sinon grâce à ce blog, j’ai aussi découvert plein d’autres marques : Nails Inc, Models Own, Orly, China Glaze, que j’aimerais tenter aussi.









Trêve de bla bla. La dernière fois j’ai craqué pour des vernis Yves Rocher. Oui vous avez bien lu. Yves Rocher dis comme ça, ça fait marque un peu vieillote pas franchement fun, jusqu’à ce que Madmoizelle m’informe de ça, un nouvelle collection qui ma foi m’a l’air beaucoup plus dynamique, beaucoup plus sympa. Ni une, ni deux, je me retrouve à commander 5 vernis, à 1.50 €. J’ai donc les teintes : cerise noire, orange sanguine, vert canard, rouge groseille, fushia. Je les trouve trop mignons, trop choux et j’ai hâte de les essayer. L’avantage des tout petits flacons c’est qu’on ne gâche rien, puisque par définition ils sont vite finis. Pas comme les ELF, qui ont séché beaucoup trop vite à mon goût.



J’ai aussi commandé des rouges à lèvres, envie de me mettre au rouge à lèvres. Je m'achète de plus en plus de maquillage ces derniers temps, on va finir par croire que je prends soin de moi ... Parce que je trouve qu’à 15 ans ça fait pouf mais qu’à mon âge (la vieille) si les teintes sont sympas, ça éclaire un visage. C’était la belle parole du jour.



Sinon Kiko a sorti un vernis magnétique. J’ai pas le courage d’expliquer en quoi ça consiste donc pour ceux que ça intrigue rendez-vous par là. Oui Madmoizelle est ma bible et si vous n’êtes pas contents, je vous prout. J’ai hâte de tester ce vernis aimanté, je sens que je vais me marrer… LOLILOL.


lundi 30 janvier 2012

Femmes, femmes, femmes ...

Quand j’avais 15 ans, j’ai fait un exposé sur le féminisme. Le MLF, ni pute-si soumise, la contraception… tout y était passé. A l’époque, je ne comprenais pas bien ce que la contraception et l’avortement venaient foutre là-dedans alors que pour moi le féminisme c’était avant tout prendre son indépendance par rapport aux hommes, se battre contre eux. Puis j’ai grandi et j’ai compris que le féminisme c’était aussi prendre son indépendance tout court. Récemment, j’ai lu « King-Kong Théorie » de Virginie Despentes. Je l’ai acheté comme tous les autres bouquins de Virginie Despentes que j’ai lus, c’est-à-dire par curiosité, parce que c’est trash, direct, incisif, contemporain. Je ne savais pas qu’il s’agissait d’un manifeste féministe.



Mon rapport au féminisme et aux féministes est ambigu. Je lis beaucoup de choses là-dessus, pour essayer de comprendre, de me faire une idée déterminée, franche, claire et précise mais je n’y arrive pas. Je ne peux pas être contre leurs revendications pour la plupart. Oui c’est injuste que les femmes aient un salaire moins élevé. Oui le viol est trop souvent banalisé et on remet trop souvent en cause les victimes. Oui ce n’est parce qu’une fille se balade en mini-jupe que c’est une pute. Oui l’excision c’est dégueulasse. Les combats sont nombreux et souvent légitimes. Maintenant, je trouve aussi que les moyens employés, les façons de faire, les arguments sont souvent mauvais, (et je ne me base pas juste sur La Barbe pour dire ça) …
J’ai un peu de mal avec le côté revanchard des féministes. Puis pour certaines d’entre elles, dès qu’on ose se maquiller, porter les attributs de la féminité, qu’on n’a pas subi d’agressions sexuelles, on est tout de suite moins légitimes. Après, les mouvements sont divers et aucun ne se ressemble, les mettre tous dans le même sac serait injuste.

J’ai aimé dans ce livre sa réflexion sur la prostitution et la pornographie qui dérangeraient parce que justement on y voit des femmes « libres » et contrôler leur sexualité.
Paradoxalement, ce qui m’a le plus plu dans le livre, c’est les passages sur les hommes. Je trouve qu’au final les femmes ont plus de libertés que les hommes (je sens que je vais me faire lyncher pour ce genre de propos). Certes, on gagne moins qu’eux, on doit se battre plus dur parfois pour arriver à ce que l’on veut mais du haut de mes 22 ans il ne me semble pas avoir déjà été « remis à ma place » juste parce que je suis une femme, je fais des études, j’ai droit à la contraception sans que personne n’y trouve rien à redire, je peux payer le resto à mon copain sans que personne ne trouve ça choquant, j’ai été présidente d’association, j’ai mon compte en banque, je porte des jupes sans me faire traiter de pute. Tout cela n’est pas que le fait d’une génération mais aussi d’un milieu social on est bien d’accord. J’ai quand même l’impression d’être plus libre que les hommes. J’ai la liberté de porter des mini jupes, de devenir mère si ça me chante, d’avoir un congé pour les élever, de pleurer devant les films et de me blottir dans les bras de mon copain quand j’ai peur, de donner le sein et de devenir femme d’affaires, d’être sexy, mais de me balader aussi en jogging le dimanche, de boire la bière et de roter, d’aimer le vernis, les bijoux… Certes, tout ça n’est pas évident et on en demande beaucoup aux femmes. Mais les hommes ont cette image de la « virilité » collée aux basques : un homme ne pleure pas, un homme doit être autoritaire, un homme doit avoir des couilles, les hommes ne doivent pas être faibles, ne doit pas se maquiller, se coiffer. Tout cela est en train de changer mais c’est dur, même moi je suis la première à dire que je ne supporterai pas d’avoir un homme qui passe plus de temps que moi dans la salle de bain et je ne peux m’empêcher de traiter de tarlouze un homme qui reconnaît avoir mal, les métrosexuels, les mecs avec des chemises roses. C’est mal, c’est insultant envers les homosexuels et envers toute cette nouvelle génération d’hommes qui revendiquent leur coté femme, mais j’ai grandi comme ça.
Puis, dans le fond il y a une toute petite partie de moi qui ne peut s’empêcher de penser que « chacun doit rester à sa place », il ne s’agit pas ici de mettre la femme à la cuisine et l’homme au boulot, ce serait aller contre ce pourquoi je me lève tous les matins. Je ne peux juste pas m’empêcher de penser que les hommes et les femmes sont différents, que nous avons des différences et plutôt que d’essayer de les gommer, il faudrait peut-être les cultiver.

Je revendique également mon droit à être midinette quand bon me chante, sans qu’une horde de féministes me tombent dessus. Oui j’aime les vêtements, j’aime me maquiller, j’aime le vernis, les magazines féminins, j’aime blablater sur les hommes pendant des heures, j’aime les chaussures, j’aime les potins, les musiques de Britney Spears et Shakira  … Est-ce que ça fait de moi quelqu’un de moins légitime à défendre mes droits et à faire de longues études ?
J’aimerai aussi qu’on arrête de voir de la domination masculine partout.
Bref, je mélange un peu tout, peut-être qu’un jour j’aurais un avis bien défini sur le féminisme et les féministes, en attendant merci Virginie Despentes de me faire réfléchir.
J’aurais pu m’arrêter sur chaque passage finalement, y réfléchir, la contredire mais j’ai préféré tout lire d’une traite et remarquer les passages avec lesquels j’étais d’accord pour une fois (et ils sont peu nombreux).




« Car la virilité traditionnelle est une entreprise aussi mutilatrice que l’enseignement à la féminité. Qu’est-ce ça exige au juste être un homme, un vrai ? Répression des émotions. Taire sa sensibilité. Avoir honte de sa délicatesse, de sa vulnérabilité. Quitter l’enfance brutalement et définitivement : les hommes-enfants n’ont pas bonne presse. Etre angoissé par la taille de sa bite. Savoir faire jouir les femmes sans qu’elles sachent ou veuillent indiquer la marche à suivre. Ne pas montrer sa faiblesse. Museler sa sensualité. S’habiller dans des couleurs ternes, porter toujours les mêmes chaussures pataudes, ne pas jouer avec ses cheveux, ne pas porter trop de bijoux, ni aucun maquillage. Devoir faire le premier pas, toujours. N’avoir aucune culture sexuelle pour améliorer son orgasme. Ne pas savoir demander d’aide. Devoir être courageux, même si on n’en a aucune envie. Valoriser la force quel que soit son caractère. Faire preuve d’agressivité. Avoir un accès restreint à la paternité. Réussir socialement pour se payer les meilleures femmes. Craindre son homosexualité, car un homme, un vrai, ne doit pas être pénétré. Ne pas jouer à la poupée quand on est petit, se contenter d’armes en plastiques supermoches. Ne pas trop prendre soin de son corps. Etre soumis à la brutalité des autres hommes sans se plaindre. Savoir se défendre, même si on est doux. Etre coupé de sa féminité, symétriquement aux femmes qui renoncent à leur virilité, non pas en fonction des besoins d’une situation ou d’un caractère, mais en fonction de ce que le corps collectif exige. »